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ESPACES NATURELS
Grâce à sa situation géographique privilégiée, la commune abrite des sites naturels exceptionnels, offrant des endroits rêvés pour se reposer ou pour étudier une faune et une flore très variées.
Punta Entinas Sabinar
Classés réserve naturelle et site naturel par le Gouvernement d’Andalousie, ces deux espaces, situés entre les complexes résidentiels d’Almerimar et de Playa Serena (Roquetas de Mar), s’étendent sur plus de 2740 hectares et possèdent une grande valeur sur le plan de la faune, de la flore et du paysage. Il existe plusieurs écosystèmes qui abritent des communautés végétales et animales d’une diversité remarquable, et l’on peut y contempler l’un des rares paysages de dunes vivantes entre les étangs et la plage vierge. Les dunes fixes, qui atteignent une hauteur de sept mètres, sont colonisées par une superbe végétation du type maquis méditerranéen, caractérisé par le pistachier lentisque ou entina (« Pistacia lentiscus »), dont Punta Entinas tire son nom, et par le genévrier de Phénicie ou sabine noire (« Juniperus phoenicea »), d’où tire son nom le Phare du Sabinar. L’habitat marécageux, formé par les grands marais du complexe salin de Cerrillos et les étangs endoréiques de Punta Entinas, est un véritable paradis ornithologique, avec plus de 200 espèces d’oiseaux catalogués, dont beaucoup sont en voie de disparition, parmi lesquels les flamands, les canards, les hérons, les avocettes et de nombreuses espèces de mouettes et d’oiseaux limicoles.
Cañada de Las Norias
Elle offre un exemple de réserve naturelle créée par l’action de l’homme. Dans ce cas, sa création presque accidentelle est due aux marécages apparus sur cet espace de près de 130 ha à la suite des extractions de terre pour la construction de serres. Sa végétation lacustre est devenue le refuge naturel d’oiseaux sédentaires et migrateurs. Plus de cent cinquante espèces y ont été recensées, bon nombre d’entre elles en voie d’extinction, parmi lesquelles l’érismature à tête blanche (Oxyura leucocephala), la sarcelle marbrée (Marmaronetta angustiorostris), la poule sultane (Porphyrio porphyrio) et le héron crabier (Ardeola ralloides), qui ont trouvé dans ces marécages l’un des rares endroits où elles peuvent se reproduire avec succès. La population mondiale d’érismatures à tête blanche, réduite à moins d’une vingtaine d’exemplaires au milieu des années 70 dans toute la péninsule Ibérique, dépend dans une bonne mesure du nombre d’oisillons qui naissent dans ce marécage, qui dépasse largement chaque année une centaine d'individus.
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